Qu’est-ce que l’efficacité de l’aide ?

L’efficacité de l’aide consiste à garantir l’impact maximal de l’aide au développement à trois niveaux : l’amélioration des conditions de vie, la réduction de la pauvreté et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

À l’aube du XXIe siècle, il est devenu évident que l’aide n’apportait pas les résultats prévus et que l’inadéquation des approches, associée aux divergences de points de vue des donateurs, a nui à l’efficacité de l’aide. Il est donc apparu nécessaire de prendre des mesures pour garantir l’optimisation de l’aide et l’amélioration des résultats.

 

À l’aube du XXIe siècle, il est devenu évident que l’aide n’apportait pas les résultats prévus et que l’inadéquation des approches, associée aux divergences de points de vue des donateurs, a nui à l’efficacité de l’aide. Il est donc apparu nécessaire de prendre des mesures pour garantir l’optimisation de l’aide et l’amélioration des résultats.

 

En mars 2005, une centaine de ministres, de responsables d’organisations et d’autres hauts responsables ont participé au deuxième Forum de haut niveau, qui s’est tenu à Paris, et ont approuvé, au nom de leur pays et de leur organisation, les engagements de la Déclaration de Paris en signant la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide.

 

Les sujets abordés par la Déclaration de Paris comprennent :

  • Appropriation. Les pays en développement définissent leurs propres priorités en matière de développement, consolident leurs institutions et dirigent la coordination de l’aide.
  • Alignement. Les donateurs alignent leur aide sur les priorités des pays en développement et font un meilleur usage des plans, des politiques et des systèmes de ceux-ci.
  • Harmonisation. Les donateurs se concertent pour éviter les doubles emplois, simplifient les procédures et acceptent une meilleure répartition du travail avec les pays partenaires.
  • Gestion axée sur les résultats. Les pays en développement et les donateurs se concentrent sur l’obtention – et l’évaluation – des résultats.
  • Responsabilité mutuelle. Les donateurs et les pays en développement sont mutuellement responsables des résultats obtenus et sont également individuellement responsables devant leur parlement et leur opinion publique.

En septembre 2008, les partenaires du développement ont participé au troisième Forum de haut niveau à Accra, Ghana, pour redoubler les efforts permettant d’atteindre les résultats visés par la Déclaration de Paris. À Accra, les donateurs et les gouvernements des pays partenaires ont reconnu que le renforcement de l’appropriation nationale du développement nécessitait un dialogue élargi comprenant pleinement les parlements, les autorités locales et les organisations de la société civile, ainsi qu’une coopération et une aide Sud-Sud assurées par les pays à revenu intermédiaire. Le Programme d’action d’Accra a donné un nouvel élan aux principes de Paris. Les points suivants ont été approuvés :

 

  • Prévisibilité. Lorsque c’est possible, les donateurs fournissent, trois à cinq à l’avance, une estimation de l’aide qu’ils prévoient d’accorder.
  • Systèmes nationaux. Les pays partenaires renforcent leurs capacités ; les systèmes des pays en développement sont utilisés en priorité pour acheminer l’aide.
  • Conditionnalité. Les donateurs appliquent non plus des conditions imposant la manière et le moment de dépenser les fonds de l’aide mais plutôt des conditions fondées sur les propres objectifs de développement des pays bénéficiaires.
  • Déliement de l’aide. Les donateurs assouplissent les restrictions qui empêchent les pays en développement d’acheter les biens et les services dont ils ont besoin auprès des sources où ils peuvent obtenir la meilleure qualité au plus bas prix.

L’aide devient-elle plus efficace ?

En 2005, la Déclaration de Paris a défini des objectifs concrets à atteindre d’ici 2010 ainsi qu'un cadre de suivi pour mesurer les progrès accomplis. La troisième phase de l’enquête mondiale a débuté au cours du dernier trimestre de 2010 et le suivi au niveau des pays s’achèvera en mai 2011. Les résultats seront publiés en septembre 2011 dans un rapport sur les progrès réalisés depuis la Déclaration de Paris. Un total de 90 pays participent activement au processus afin d’élaborer une base de connaissances vaste et solide en vue du sommet de Busan. De plus amples informations et des documents d’appui sont disponibles sur le site web de l’enquête 2011 sur le suivi de la mise en œuvre de la Déclaration de Paris. La première et la deuxième phases de l’enquête se sont déroulées en 2006 and 2008.


Aid Effectiveness 2005-10: Progress in Implementing the Paris Declaration draws on the results of the 2011 Survey on Monitoring the Paris Declaration, building on similar surveys undertaken in 2006 and 2008.

The results are sobering. Only one out of the 13 targets established has been met, albeit by a narrow margin. Nonetheless, considerable progress has been made towards many of the remaining 12 targets.




          

Aid Effectiveness: Global views


Five countries discuss implementing the Survey on monitoring the Paris declaration.

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